Mon rêve semblait détruit

 

J’étais médecin à Genève et je suis parti à Sion pour occuper un poste de médecin chef à l’hôpital de Sion pour faire de la chirurgie plastique.

Au début, tout était passionnant et allait très bien, mais  petit à petit la politique a évolué et une réorganisation de tous les hôpitaux du Valais s’est amorcée.

À partir de là, mon travail au sein de l’hôpital a commencé à être compliqué.

Un jour, par exemple, j’ai organisé une chirurgie trois semaines à l’avance où il fallait que j’opère quelqu’un souffrant d’une maladie grave. À cause de cette nouvelle réforme, j’ai reçu un coup de téléphone où l’on me demandait de décaler l’opération, pour cause d’un manque de lits disponibles. Il fallait donc la reporter de deux mois, ce qui pour moi était incompréhensible.

Cela m’a révolté, je ne pouvais plus accepter cette situation, alors j’ai pris la décision la plus difficile de ma vie à ce moment : j’ai démissionné des hôpitaux sans savoir ce qui allait m’arriver. J’avais toujours eu le rêve de faire carrière dans le service publique mais, finalement,  ce n’était plus possible. Cela a été un coup dur pour moi.

J’ai connu le Centre d’Accueil Universel à travers ma femme, je venais d’une famille d’une autre dénomination et au début tout me semblait bizarre mais, avec le temps, j’ai construit une vraie foi en Christ basée sur la parole de Dieu. Heureusement, car lorsque cette situation est arrivée, j’ai tout remis entre les mains de Dieu et je ne me suis pas désespéré.

Peu de temps après, mon objectif a changé ; j’ai ainsi ouvert une clinique privée qui fonctionne très bien et au sein de laquelle je peux exercer mon métier sereinement. Je suis complètement comblé et je me sens réalisé dans ma profession.

Christian Zuber