La solitude

Est un état émotionnel, dont la cause n’est pas le fait d’être seul, mais de se sentir seul. La solitude au milieu de la foule est la plus solitaire des solitudes.

La solitude est devenue une épidémie. Une recherche menée en Grande-Bretagne a révélé que les jeunes se sentent plus solitaires que les adultes de plus de 55 ans. D’autres études montrent que les ménages à une seule personne sont les plus fréquents, et que la confiance des uns envers les autres s’est affaiblie.

Cependant, il est de plus en plus difficile d’être tout seul. Il suffit d’un clic et des centaines d’amis envahissent les ordinateurs à travers les réseaux sociaux.

Toutefois, être immergé sur internet ou entouré de parents ne change pas ce cadre « épidémique », explique le psychologue américain John T. Cacioppo, directeur du Centre de Neuroscience Cognitive et Sociale de l’université de Chicago, aux États-Unis.

Le constat est le suivant : l’espèce humaine a évolué grâce aux relations entre individus et au soutien mutuel au fil du temps. La solitude va dans le sens inverse de l’évolution.

Vide existentiel

« L’homme est l’unique animal qui ne survit pas tout seul. En tant qu’êtres sociaux, nous avons besoin d’être entourés de nos semblables, de les côtoyer afin de trouver notre équilibre. Nous vivons en fonction de symboles positifs ou négatifs que nous alimentons nous-mêmes.

Culturellement, nous nous habituons à certains préjugés et limites qui nous font beaucoup souffrir, en particulier lorsque nous sommes tous seuls. Nous nous sentons bien des fois pas sûrs de nous-mêmes, à tel point que nous recherchons et fréquentons des endroits « remplis » de personnes, mais avons du mal à aller tous seuls à des fêtes, au cinéma, au restaurant, etc. », a affirmé le psychiatre Leonard Verea.

Solitude dans la multitude

La solitude est une sensation individuelle. Il existe la solitude de quelqu’un qui est loin de sa famille ; la solitude de celui qui n’a ni famille, ni amis ; la solitude de celui qui ne peut montrer de la fragilité, qui conduit au manque d’assurance, à la peur, etc. La solitude peut même être ressentie lorsqu’on est accompagné.

« La solitude se rapporte à nous-mêmes, à la manière dont nous faisons face à la réalité, à la manière dont nous créons avec la vie une relation de complémentarité plutôt qu’une relation de compétitivité.

On peut se sentir extraordinairement seul dans la foule si on ne s’identifie pas avec elle, tout comme on peut se sentir très bien seul si un moment de réflexion se fait ressentir afin d’atteindre un équilibre avec soi-même et avec la vie. Dans ce dernier cas, la solitude est saine », conclut Verea.

source: verea.com.br

Je n’aimais pas la compagnie des autres

J’étais une jeune très renfermée, seule, je m’isolais car je n’aimais pas être en compagnie d’autres personnes. 

J’avais le sentiment et pensais que j’étais l’enfant la moins aimée de la famille. Pour compenser ce mal-être, ce vide dans mon intérieur, j’allais tout le temps en soirée, je buvais et fumais beaucoup, j’étais une vraie fêtarde. 

J’étais aussi très nerveuse et violente, je passais ma vie à me battre, ce qui m’a conduit à avoir des problèmes avec la justice. Mon état était tel que j’en suis arrivée au point d’être seule chez moi et de me sentir opprimée par des présences étranges. 

C’est alors que ma sœur a décidé de m’aider. Elle m’a amenée au Centre d’Accueil Universel et, dès les premiers jours où j’ai participé aux réunions qui y sont réalisées, j’ai réussi à dormir, ce que je n’arrivais plus à faire en raison des difficultés que je traversais. 

J’ai commencé à apprécier d’être entourée de personnes, l’envie de me battre a disparu ainsi que les addictions. Je ne ressens plus le besoin de faire la fête ou de sortir en soirée.

Aujourd’hui je suis une jeune femme complètement transformée et très heureuse. 

Tirsia Vencedor