Garder de mauvais sentiments engendre des préjudices émotionnels et physiques

Qui n’a jamais offensé quelqu’un, dit une parole au mauvais moment, eu un comportement nuisible ou interprété quelque chose d’une mauvaise manière ? Vous êtes déjà probablement passé par une situation par laquelle vous avez blessé quelqu’un (intentionnellement ou non) ou vous avez été blessé.

Mais comment faire face à quelque chose ou à quelqu’un qui vous a blessé ? Comment aller de l’avant sans le poids de la conscience et sans rancune ? La réponse se trouve dans le pardon.

Pardonner fait du bien au corps, à la pensée, à l’âme et à l’esprit, comme le démontrent des études réalisées par l’Université de Berkeley aux États-Unis. Les résultats indiquent que celui qui pardonne dort mieux et que le pardon réduit la pression artérielle et cela réduit le rythme cardiaque, ce qui apporte la longévité.

Selon une étude réalisée sur 148 sujets, il a été révélé que savoir pardonner à soi-même comme aux autres peut contribuer à limiter le stress et son influence négative sur la santé mentale.

La coach Ana Paula de Freitas détaille l’un des bénéfices de pardonner : « le pardon libère les limites émotionnelles que nous acquérons tout au long de la vie. Il libère des chaînes du sentiment de la rancune ».

Il n’y a pas de bonheur 
Celui qui n’arrive pas à pardonner et porte ce ressentiment, finit par vivre une série de problèmes. « Bien plus que de grandes insatisfactions personnelles, ces personnes peuvent développer des perturbations émotionnelles, comme le stress et la dépression, et ainsi porter préjudice à la santé physique, immunologique et mentale. »

Vainquant l’orgueil 
Mais, si pardonner fait tant de bien, pourquoi est-il si difficile de le faire ? Une étude publiée dans le European Journal of Social Psychology, de l’Université du Queensland en Australie, apporte la réponse ; L’étude a sollicitée 228 volontaires pour décrire un moment dans lequel ils pensent avoir nuit à quelqu’un. Le refus de demander pardon a été l’attitude la plus commune. En accord avec l’étude, cette position est liée à la préservation de l’estime de soi et à un comportement défensif.

Ainsi, pardonner à celui qui vous a blessé tout comme reconnaitre une erreur, sont les attitudes qui exigent la destruction de l’ego. Si vous avez commis l’erreur, il est important de non seulement pardonner mais de pratiquer le pardon automatique. Dans le cas où quelqu’un vous a blessé, sachez que pardonner est une décision qui ne vous oblige pas à retrouver une convivialité avec celui qui vous a blessé. Cela ne signifie pas non plus que vous devez être en accord avec les erreurs de la personne qui vous a blessé. Pardonner c’est aller de l’avant et ne pas désirer le mal de cette personne. Vous pouvez pardonner à quelqu’un et même ainsi, maintenir les limites que vous jugez nécessaires, comme n’avoir aucun contact si le fait implique des agressions graves.

Plus proche de Dieu 
Quant à l’aspect spirituel, l’Évêque Edir Macedo alerte que « beaucoup n’ont pas la moindre idée de l’importance du pardon. »

En l’associant à l’expression qu’avec le temps cela peut partir. Si cela était si simple que ça, certainement, le Seigneur Jésus, ne l’aurait pas montré comme étant obligatoire (comme cela est décrit dans Matthieu 18 :22). Le Pardon vient de Dieu. La rancune ou les ressentiments sont du diable. Le pardon sauve, délivre, guéri, transforme, enfin, il est identifié à quelque chose de Divin. Si Dieu, qui est Juste Juge, pardonne, qui est l’être humain pour ne pas pardonner ? »

Pour cela, lorsque la personne comprend que le pardon est quelque chose qui lui fait tant de bien comme à l’autre, elle devient libre, sans rancunes, elle atteint la paix et surtout, elle devient plus proche de l’Auteur de la Vie, Celui qui nous pardonne toujours devant notre humiliation et repentance, même si nos dettes sont inestimables.

Alors, si Lui, qui est Dieu, nous pardonne, qui somme nous pour ne pas pardonner le prochain ou nous pardonner nous-même ?

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